Le chevronné pilote québécois Bertrand Godin a écrit une page d’histoire ce week-end à Monaco. Le pilote est devenu le premier Québécois à participer au Grand Prix Historique de Monaco, terminant en 4e place de la catégorie F Classe 2, nommé Gilles Villeneuve. À 58 ans, il réalise un rêve de jeunesse nourri depuis les victoires de son idole Gilles Villeneuve.
Dès les qualifications, Godin avait annoncé sa couleur en signant le 6e meilleur temps en 1:35:585, s’élançant depuis la 6e position sur la grille de départ.
Bertrand, tout comme les membres de son équipe, avait à cœur d’avoir du plaisir et d’offrir une excellente performance pour son entrée dans le monde de la Formule 1 historique. En course, Godin a amélioré sa position dès le début d’épreuve avant de progresser tour après tour, porté par une stratégie rigoureuse et une gestion sans faute de la voiture. Il a franchi la ligne d’arrivée en 4e position, affichant son meilleur tour de 1:34:005 au neuvième tour de la compétition. Godin a connu un départ canon qui lui a permis rapidement de monter en 5e position. Avec de magnifiques dépassements il a atteint la 4e position aisément et l’a maintenu jusqu’à la fin de l’épreuve de 18 tours.
Tout juste après la course, Bertrand Godin était ravi d’avoir réalisé son rêve. « J’ai eu le sourire dans le casque tout au long de la course », a-t-il mentionné. « Courir dans la catégorie Gilles Villeneuve dans les rues de Monaco était magique. Peu importe le résultat, mon objectif était de vivre le moment à fond, et je peux vous dire que le p’tit garçon en moi a réalisé son rêve. Je tiens à remercier ma gérante, Martine Girard, et l’équipe du Groupe À l’infini d’avoir créé ce « moment à l’infini » dont je me rappellerai toute ma vie ! » a conclu Bertrand Godin.
Boucler la boucle
Godin pilotait une Arrows A1B de 1978, la voiture de Riccardo Patrese, sur le même circuit où Gilles Villeneuve avait triomphé cette année-là. Un symbole fort pour Godin qui, enfant, avait découvert la Formule 1 devant son téléviseur en regardant Villeneuve remporter le Grand Prix du Canada.
« Le sens de la vie, c’est d’assouvir ses rêves, de les réaliser, de changer le rêve en un moment », confie Godin. C’est précisément cet état d’esprit qui l’a guidé tout au long du week-end.







